Après un sinistre, Mecapack repense son système d’information avec Almeria et WatchGuard
Entreprise industrielle implantée en Vendée, Mecapack conçoit et fabrique des équipements de conditionnement pour des clients en France comme à l’international. Une activité qui repose sur des process techniques exigeants, étroitement dépendants de son système d’information.
Mais fin mars 2025 tout bascule lorsque l’usine est victime d’un incendie qui affecte l’infrastructure sur site. La majorité des équipements devient inutilisable et l’accès aux données demeure incertain. Mecapack s’engage alors dans une phase rapide de continuité et de reconstruction de son système d’information, avec le soutien de ses partenaires Almeria et WatchGuard, dont les solutions étaient déjà en place. Il ne s’agit pas tant de redémarrer que de comprendre, de prioriser et de s’atteler à un chantier qui prendra plusieurs semaines.
Une infrastructure détruite, une incertitude totale
L’incendie de l’usine de 4500 m², située en Vendée, est évidemment aussi impressionnant que complexe à gérer pour l’entreprise, dont l’intégralité de l’infrastructure sur site est affectée. Une centaine de machines sur site sont touchées : serveurs, postes de travail, écrans. Seuls quelques ordinateurs portables, emportés par certains collaborateurs avant le week-end, échappent à la destruction.
La direction confie alors la coordination des opérations IT à Jonathan Griffon, récemment pressenti pour prendre la responsabilité du service informatique. C’est dans ces conditions qu’il endosse son nouveau rôle, en prenant immédiatement le pilotage de la situation afin de structurer les premières actions de reprise.
La première question est simple : reste-t-il encore de la donnée exploitable ? Très vite, un premier signal arrive du côté de son partenaire historique Almeria. Une connexion a été établie dès le vendredi soir pour vérifier l’état des sauvegardes externalisées. Les données sont bien présentes, brutes et chiffrées, ce qui change la nature du problème. La question n’est donc plus de savoir s’il est possible de repartir, mais de savoir comment y parvenir dans des conditions dégradées.
Le week-end se mue évidemment en conseil stratégique, et réunit tant les équipes techniques qu’administratives aux côtés de la direction. Une première feuille de route est définie afin de prioriser les fonctions critiques, à commencer par le service après-vente et les activités commerciales, dans le but de maintenir le lien avec les clients. Cette dynamique va rapidement porter ses fruits : en l’espace d’une semaine, près de 50% des services informatiques essentiels sont de nouveau opérationnels.
Une reprise progressive soutenue par les partenaires technologiques
Juste après le sinistre, Jonathan Griffon sait qu’il peut s’appuyer sur les solutions de sécurité réseau dans les premières étapes de reprise. II s’agit notamment d’un firewall WatchGuard FireboxV Medium, déjà déployé dans le datacenter, qui est épargné. C’est lui qui permet de redonner rapidement des accès distants sécurisés aux équipes, dès que les serveurs de dépannage sont remis en place. La solution WatchGuard se révèle ainsi un point d’ancrage déterminant pour amorcer la reprise. Le partenariat engagé avec Almeria a par ailleurs permis de structurer certains fondamentaux, notamment une cartographie des machines virtuelles (VM) et des services; un point d’appui essentiel pour organiser la reprise et savoir où concentrer les efforts.
En parallèle, Almeria mobilise des ressources techniques afin d’accélérer la restauration des environnements critiques et d’accompagner la remise en service des données hébergées dans le cloud. Des serveurs de dépannage sont configurés au cours du week-end pour accueillir les premières restaurations, ce qui constitue à ce moment une solution temporaire mais indispensable pour recréer un socle technique minimal.
En parallèle, les équipes s’installent dans un espace de coworking à proximité du site. Prévu pour quelques postes, il en accueille rapidement plusieurs dizaines. « Ce qui a posé des problèmes de réseau ! se souvient Jonathan Griffon. Nous avons donc créé notre propre infrastructure de réseau dans l’espace coworking, afin d’offrir des conditions de travail convenables aux salariés sur place », sourit-il encore. Les équipements WatchGuard jouent alors un rôle clé : ils permettent de rétablir des accès distants sécurisés en quelques heures, y compris dans cette configuration provisoire.
La reprise est progressive et certaines données se révèlent complexes à restaurer. Une VM critique, contenant des développements spécifiques, est ainsi impactée. Sur recommandation d’Almeria, un prestataire spécialisé est sollicité pour en récupérer le contenu directement depuis les sauvegardes existantes.
En quelques semaines, l’essentiel des services informatiques est rétabli, permettant à Mecapack de retrouver une capacité opérationnelle complète.
Reconstruire autrement et se projeter
Il faudra près de quatre mois pour que Mecapack retrouve une situation stabilisée. Un délai relativement court au regard de l’ampleur des dégâts. Durant cette période, les équipes internes, en lien étroit avec Almeria, organisent la remise en service progressive des environnements et le rééquipement des utilisateurs.
Au-delà de la remise en service, l’enjeu est désormais de repenser complètement l’architecture IT. Mecapack fait le choix d’un modèle hybride, avec une partie des ressources maintenues sur site et une autre hébergée dans le datacenter d’Almeria. Les VM sont dupliquées afin d’assurer une continuité en cas de nouvel incident.
Cette reconstruction s’accompagne de nouveaux arbitrages. Plutôt que de dupliquer intégralement les environnements, les choix s’orientent vers une optimisation des ressources. Les fréquences de sauvegarde sont ajustées et l’organisation du système d’information est revue avec une attention particulière portée à la fiabilité et à la capacité de redémarrage.
Mecapack en profite aussi pour moderniser ses équipements de sécurité. Les pare-feux historiques sont remplacés par une appliance WatchGuard Firebox M370 sur le site de production, complétée par une WatchGuard FireboxV Medium dans le datacenter, tandis que la solution WatchGuard EPDR est déployée sur les postes de travail de l’entreprise.
« Repartir d’une page blanche sur toutes les règles des firewalls nous a permis de simplifier la configuration et de mieux comprendre ce qui était réellement en place », explique Jonathan Griffon, qui ajoute qu’un audit cyber mené avec Almeria doit permettre de poursuivre le durcissement de la sécurité dans les mois à venir. Les outils WatchGuard sont ainsi reconduits et étendus dans la nouvelle architecture de sécurité, avec des chantiers engagés autour de la double authentification.
Enfin, Mecapack s’engage dans une démarche structurée de mise en conformité avec la directive NIS2. Un audit piloté par Almeria débute en mai 2026 afin de consolider et renforcer le dispositif de cybersécurité. Avec le concours constant de WatchGuard et de ses outils, l’objectif est désormais de fiabiliser et structurer l’ensemble du système d’information afin d’atteindre le niveau de conformité attendu dans les mois à venir.